Depuis le 1er juin 2026, le SMIC a été revalorisé par arrêté du 22 mai 2026. Cette hausse concerne tous les employeurs sans exception : en tant que dirigeant de TPE ou PME, vous avez l’obligation légale de verser au minimum le nouveau montant à vos salariés concernés. Mais le SMIC, ce n’est pas qu’un chiffre à mémoriser — il conditionne aussi le calcul de vos allègements de cotisations patronales, la rémunération de vos apprentis et vos obligations vis-à-vis de votre convention collective. SECAL fait le point sur tout ce qui s’applique.

SMIC 2026 : montants, calcul et impact sur votre paie

Loupe posée sur une fiche de paie, avec les mentions « Net Pay », « Personnel » et « Salary ».

SMIC 2026 : les montants officiels après la revalorisation du 1er juin

Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) est le salaire plancher en dessous duquel aucun employeur ne peut rémunérer un salarié majeur à temps plein. Fixé par décret, il fait l’objet d’une revalorisation automatique chaque 1er janvier, indexée sur l’inflation et l’évolution du pouvoir d’achat des salaires. Des revalorisations exceptionnelles peuvent intervenir en cours d’année dès lors que l’indice des prix à la consommation des ménages progresse d’au moins 2 % par rapport à la date de la dernière revalorisation.

En 2026, deux montants se sont succédé :

  • Du 1er janvier au 31 mai 2026 : SMIC horaire brut à 12,02 €, soit 1 823,03 € brut par mois pour un temps plein (35h/semaine).
  • Depuis le 1er juin 2026 : SMIC horaire brut à 12,31 €, soit 1 867,02 € brut par mois, en vertu de l’arrêté du 22 mai 2026.

Le montant net perçu par le salarié après déduction des cotisations sociales salariales (assurance maladie, retraite, chômage, CSG, CRDS) s’établit à environ 1 478 € par mois depuis le 1er juin. Ce montant peut varier légèrement selon la mutuelle d’entreprise, d’éventuels avantages en nature ou des prélèvements spécifiques à votre convention collective. Il ne tient pas compte du prélèvement à la source, propre à la situation fiscale de chaque salarié.

Cette revalorisation de +2,41 % s’applique en métropole et dans l’ensemble des départements et régions d’outre-mer (hors Mayotte, qui dispose d’un SMIC spécifique). Si certains de vos salariés étaient rémunérés exactement au SMIC au 1er janvier 2026, vous avez eu l’obligation de mettre à jour leur salaire à compter du 1er juin. Un oubli, même involontaire, ouvre droit à un rappel de salaire.

Illustration d'un contrat d'apprentissage avec deux personnes se serrant la main, symbolisant l'engagement des entreprises dans le recrutement d'apprentis pour bénéficier des aides à l'apprentissage en 2026.

SMIC brut, SMIC net, salaire conventionnel : comment s'y retrouver ?

Le SMIC se décline en plusieurs notions que tout employeur doit distinguer. Confondre SMIC brut et SMIC net, ou ignorer le salaire minimum conventionnel de sa branche, sont des erreurs fréquentes qui peuvent coûter cher lors d’un contrôle URSSAF ou d’un contentieux prud’homal.

  • SMIC horaire brut (12,31 €) : C’est le montant de référence légal, inscrit dans vos bulletins de paie comme base de calcul. Vous ne pouvez pas descendre en dessous, quel que soit le type de contrat — CDI, CDD, temps partiel (dans ce cas, le minimum est proportionnel aux heures contractuelles).
  • SMIC mensuel brut (1 867,02 €) : Calculé sur la base de 151,67 heures mensuelles (35h × 52 semaines ÷ 12 mois). Pour un salarié à temps partiel, son minimum légal est proportionnel à la durée contractuelle.
  • SMIC mensuel net (~1 478 €) : Montant perçu après déduction des cotisations salariales obligatoires. C’est ce que le salarié reçoit sur son compte bancaire, avant impôt sur le revenu prélevé à la source.
  • Salaire minimum conventionnel (SMC) : Votre convention collective peut fixer des grilles de rémunération minimale par catégorie professionnelle (ouvrier, employé, technicien, cadre) qui dépassent le SMIC légal. Dans ce cas, vous devez appliquer le montant le plus favorable au salarié. Nombreux sont les employeurs qui appliquent le SMIC de bonne foi alors que leur convention impose davantage — c’est une source fréquente de redressement.
  • Rémunération des apprentis : Les apprentis sont rémunérés en pourcentage du SMIC (ou du SMC s’il est plus favorable), selon leur âge et leur année de formation. À titre d’exemple, un apprenti de 18 à 20 ans en 1ère année perçoit au minimum 43 % du SMIC, soit environ 803 € brut par mois depuis le 1er juin 2026. Ce pourcentage augmente avec l’âge et l’avancement dans la formation.
  • Salariés de moins de 18 ans : Des abattements d’âge s’appliquent pour les jeunes salariés (hors apprentis) ayant moins de 6 mois d’ancienneté dans la branche : -20 % pour les moins de 17 ans, -10 % pour les 17-18 ans. Ces abattements disparaissent dès 6 mois de pratique professionnelle dans la branche.

L'information importante à retenir

Depuis le 1er juin 2026, le SMIC est à 12,31 €/heure brut, soit 1 867,02 € brut par mois pour un temps plein. Si vous n’avez pas encore actualisé les bulletins de paie de vos salariés au SMIC depuis cette date, vous êtes en infraction. Le rappel de salaire est dû même rétroactivement, et l’URSSAF peut détecter l’écart lors d’un contrôle DSN. La vérification s’impose dès maintenant.

Comment SECAL sécurise votre paie et vos obligations employeur

Gérer la paie d’une TPE ou PME en Limousin va bien au-delà d’appliquer le bon taux horaire. Il faut s’assurer que chaque bulletin est conforme à la convention collective, que les allègements de cotisations sont correctement calculés, et que les revalorisations légales sont répercutées sans délai.

Chez SECAL, nos gestionnaires de paie prennent en charge l’intégralité de ces obligations. Dès qu’une revalorisation du SMIC est publiée au Journal officiel, vos paramètres de paie sont mis à jour automatiquement. Vous n’avez pas à surveiller les arrêtés ministériels ou les circulaires URSSAF : c’est notre responsabilité.

Nous vérifions également la cohérence entre la rémunération versée et les minima prévus par votre convention collective. Cette vérification est souvent négligée par les dirigeants qui se concentrent sur le SMIC légal — alors que leur branche impose des grilles supérieures. Un écart, même de quelques euros, peut se transformer en rappel significatif sur plusieurs années.

Nous optimisons également vos allègements de cotisations patronales. La réduction générale (ex-réduction Fillon) est calculée en proportion du SMIC : plus le salaire est proche du SMIC, plus la réduction est élevée — jusqu’à 32 points de cotisations patronales pour un salarié au SMIC. Toute revalorisation du SMIC modifie ce coefficient pour tous vos salariés concernés. Une erreur de calcul, même involontaire, peut conduire à un sous-bénéfice ou à un redressement en cas de sur-déclaration.

Enfin, SECAL vous tient informé des évolutions réglementaires qui pèsent sur votre masse salariale : taux de cotisations, modifications conventionnelles, prélèvement à la source. Vos bulletins respectent en permanence toutes les mentions obligatoires en vigueur en 2026. Pour sécuriser vos premières embauches, consultez aussi notre guide complet sur l’embauche du premier salarié.